Les mafias, ces organisations criminelles puissantes qui ont émergé dans plusieurs parties du monde au fil des siècles, n’ont pas toujours leur visage sombre et sinistre qu’on nous en représente généralement. Les films de gangsters comme “The Godfather” ou “Goodfellas” mettent souvent en avant les aspects romanesques d’une vie de mafia, mais il existe un autre aspect plus réaliste à cet univers : les https://mafiafr.fr jeux de hasard et l’argent facile qui s’y associeraient.
Cette relation entre la mafia et le jeu a été observée dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis où les mafias siciliennes et italo-américaines ont investi dans des casinos illégaux à partir du XIXe siècle. Ces casinos étaient souvent liés à d’autres activités criminelles telles que le proxénétisme ou l’extorsion de fonds.
Mais comment fonctionnent exactement ces “maisons de jeu” appartenant aux milieux criminels ? Quelles sont les différentes formes qu’aient prise ce phénomène dans le monde entier ?
Fonctionnement et types
Lorsqu’on parle de la mafia, on évoque souvent l’association d’individus qui ont une hiérarchie bien définie, des activités illégales ou semi-légales et un certain code d’honneur. Mais comment ces personnes sont-elles impliquées dans le jeu ?
Lorsqu’un membre de la mafia a un besoin de liquidité financière rapide pour ses affaires ou sa vie personnelle, il peut faire appel à des sources illégales telles que des prêts usuraires à l’excès, en contrepartie d’une part dans le produit de gains. Ces emprunts sont généralement liés au jeu, comme nous allons voir.
Une autre forme connue est la gestion d’établissements ludiques ou autres entreprises nécessitant une gestion financière subtile et souvent illégale. L’argent généré par ces établissements peut être directement utilisé pour les activités de l’organisation, mais il arrive également qu’il soit redistribué sous forme de prêts à ses membres.
Les types de jeux associés aux mafias sont généralement des jeux d’argent ou de hasard. Les casinos clandestins mentionnés ci-dessus s’y ajoutent bien sûr, mais on observe également l’émergence de jeux en ligne, comme les poker rooms sur Internet. Ces plateformes peuvent être contrôlées par la mafia elle-même ou par des individus associés.
Les mafias et le jeu dans le monde
Ce phénomène n’est pas limité à un pays ou une région spécifique ; il se retrouve en réalité partout où les conditions socio-économiques sont favorables. Les États-Unis, Italie, Russie (et ex-SU), Chine et bien sûr la France sont quelques exemples.
En 2005 par exemple, l’Armée révolutionnaire populaire de Colombie a été accusée d’avoir contrôlé à travers les jeux en ligne plusieurs milliers de dollars.
La mafia russe, surnommé la “mafia Bratva”, est également soupçonnée d’être impliquée dans des opérations liées au jeu et aux activités illégales.
Et l’Italie ? Le plus grand empire du crime moderne à sa fin avec les “Mafias de Camorra, ‘Ndrangheta ou Sacra Corona Unita” se retrouvent aussi là pour y investir leurs fonds. Ces Mafiosi sont bien entendu très souvent les riches actionnaires de ces casinos.
Mais ce ne sont pas uniquement ces États qui ont vu émerger l’implantation d’une mafia au sein des salles et jeux, c’est vrai que les pays du Comité pour le désarmement de la criminalité internationale (CDCI) n’y ont toujours pas donné leur part mais ce sont ceux avec une économie sous réglementés.
Législation et risques
Les enjeux liés aux mafias et au jeu ne se limitent pas à l’émergence d’une mafia dans les salles. Les questions de responsabilité financière et juridique jouent également un rôle important dans le fonctionnement des “maisons de jeu” appartenant aux milieux criminels.
Il est courant en effet que ces établissements aient besoin de capitaux importants pour leur lancement ou leur maintenance, ce qui entraîne fréquemment les prêts usuraire. Les jeux illégaux impliquent également souvent le recours à des sociétés offshore et une délocalisation géographique pour échapper aux régulations locales.
Et puis, bien entendu, il n’y a pas de protection contre l’extorsion de fonds qui pourrait être faite par la mafia si elle est dans un lieu où son pouvoir n’est que partiellement appliqué comme dans le cas des jeux en ligne avec une régulation encore incertaine.
Par conséquent les États ont dû réagir face à ces phénomènes et déterminer s’ils considéraient les salles de jeu qui appartiennent au milieu criminels, non pas comme “du crime”, mais plutôt comme des mises en danger du bon ordre économique. Par conséquent pour éviter un chaos financier le Gouvernement a émis un nouveau texte juridique (comme la régulation 16 de l’article).
